Société industrielle et commerciale de la Vallée de Joux

 

Base Data

Id. NameSociété industrielle et commerciale de la Vallée de Joux
 

Provenance Infos

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Type d'entité:Collectivité
Forme(s) autorisée(s) du nom:Société industrielle et commerciale de la Vallée de Joux

Zone de la description

Histoire:La Société industrielle et commerciale de la Vallée de Joux, suite aux résolutions prises dans une réunion de fabricants d'horlogerie et autres industriels, qui eut lieu au Sentier le 10 février 1878, fut fondée avec l'intention de s'employer à la prospérité générale, et de sortir la région d'un isolement préjudiciable à son développement. Son programme veut entretenir les relations extérieures, et entrer en contact avec d'autres sociétés analogues, ainsi qu'avec le Département de l'Agriculture et du Commerce, en vue d'avoir son mot à dire dans l'importante question de la révision à venir des traités de commerce avec plusieurs des pays avoisinants.
Une note personnelle (probablement du président Alfred Lugrin) nous révèle une intéressante réflexion, survenue à la suite d'une recommandation du Département de l'agriculture et du commerce sur la surveillance de l'apprentissage (l'intervention de l'autorité dans ce domaine étant tout à fait nouvelle pour l'époque, dans cette fin du 19e siècle). Elle est livrée ici telle quelle, révélatrice: "Ensuite de la transformation radicale qui s'est produite dans la fabrication de l'horlogerie, les apprentissages ne peuvent plus se faire d'une manière générale sur place, vu les frais et l'imperfection des anciennes méthodes, dans la partie théorique surtout. L'apprentissage normal n'est possible qu'avec le secours d'une école d'horlogerie. Nous n'en possédons point, et seuls ceux qui peuvent, ceux qui sont fortunés, vont se former dans les écoles d'autres cantons. Le gros devient ouvrier de fabrique. C'est à la réalisation d'une classe professionnelle pour notre industrie que travaille depuis longtemps la Société industrielle et commerciale" (cf. P Société industrielle et commerciale de la Vallée de Joux CB/15, lettre du 12 novembre 1897).
Nos recherches dans le fonds d'archives nous apprennent que rien n'était acquis au départ pour toutes les communes qui auraient voulu, ou pas, accueillir cette Ecole. Avec l'issue que l'on connaît et la "victoire" de la commune du Chenit. Avec la création de cette Ecole d'horlogerie, au Sentier (subdivision de la commune du Chenit par décret du 17 novembre 1900), en 1901, et avec le principe même de l'enseignement professionnel, la Société industrielle et commerciale de la Vallée de Joux stigmatise les efforts des habitants de la Vallée, pour revenir à la prospérité perdue, pour l'horlogerie, à cause de l'évolution et de la modernisation, refusées par les artisans de la Vallée. En nous appuyant sur l'écrit de Chantal Schindler-Pittet, on reconnaît que la réalisation de l'Ecole marque une étape importante dans le développement industriel de la région. On s'achemine désormais vers la fabrication complète de la montre.
La Feuille d'avis de la Vallée, du jeudi 8 octobre 1896, No 41, LVIe année, nous apporte également un éclairage sur cette "révolution industrielle". L'article, en dernière page, du Comité de la SIC, sous le titre "Electricité: La force et la lumière électriqueà bon marché, telle est la nouvelle source de prospérité que la Vallée doit conquérir", est explicite, quant à cette volonté de prospérer et de participer au développement économique de la Vallée de Joux, que cultive la SIC.
John Capt, notaire au Sentier, entretient une correspondance, au nom du comité de la SIC, notamment avec le Conseiller d'Etat, chef du Département des travaux publics du canton de Vaud, au sujet de l'utilisation des eaux des lacs pour la production de l'énergie électrique. (P Société industrielle et commerciale de la Vallée de Joux CB/8).
Grâce à la SIC, l'expansion industrielle de la Vallée a aidé à l'essor économique fédéral après les années 1920.
La SIC, en 1921, pose les questions qui occupent le Bureau du Comité central, qui sont: le chômage, l'intervention financière de la Confédération pour faciliter l'exportation, l'Observatoire de Neuchâtel, la normalisation de l'industrie horlogère, l'insculpation sur les montres exportées en France, les taxes pour le transport par chemin de fer, la révision du Code des obligations, les taxes postales, les droits d'entrée en Espagne, la réclame collective au Canada.
La SIC, en 1923, participe à l'enquête de l'Office du Travail sur la main d'oeuvre. Il s'agit de répartir les différentes catégories d'ouvriers en trois grands groupes: ouvriers qualifiés, ouvriers mi-qualifiés, ouvriers non-qualifiés (P Société industrielle et commerciale de la Vallée de Joux CB/10).

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Identification code:[00544]

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